Madeleines

Son moelleux et son parfum au bon gout d’antan, sont une parfaite liaison entre notre tendre enfance et notre sénescence annoncée!!. Marcel Proust touche le lecteur Lors du passage le plus fameux de son œuvre est celui de la petite madeleine qu’il déguste avec une cuillère de thé, saveur grâce à laquelle il va retrouver un doux souvenir.

2 œufs,
100 g de sucre,
120 g de farine,
100 g de beurre,
1 càc de sucre vanillé, (facultatif)
1 càc de levure, (facultatif)
1 pincée de sel,
quelques gouttes de jus de citron,

Tamisez ensemble la farine et la levure au-dessus d’un bol.
Faites fondre le beurre et laissez-le refroidir.
Cassez les œufs dans un saladier, versez le sucre et le sel. Fouettez à la fourchette pour mélanger l’ensemble.
Incorporez le mélange farine levure en pluie, puis le beurre.
Ajoutez le jus de citron.
Placez la pâte dans une boite fermée, et laissez reposer au réfrigérateur jusqu’au lendemain.

Préchauffez le four à 220°C.

Disposez la pâte dans les moules à madeleines (passer sous un filet d’eau les moules en silicone, beurrez et farinez les moules en métal). Remplir les moules aux deux tiers.
Mettez au four pendant 8 minutes à 220°C puis baissez la température à 180°C et laissez cuire encore 5 minutes. Démoulez les madeleines tièdes et laissez les refroidir sur une grille.
Les madeleines se conservent dans une boite métallique à température ambiante.

Trucs et Astuces

Les madeleines peuvent être parfumées à l’eau de fleur d’oranger, au miel (30 g de sucre, 70 g de miel), aux noisettes (80 g de farine, 40 g de poudre de noisettes). Aux pépites de chocolat.

Extrait « A la recherche du temps perdu » Marcel Proust

« Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, finalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. (…)
Et tout à coup le souvenir m’est apparu. Ce goût, c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. (…) Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, les plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir. »

Vous aimerez aussi...

6 réponses

  1. Pupuce dit :

    tu me donnes envie d’en refaire, elles sont très jolies!

  2. c’est tjs un plaisir grignoter des madelaines. Elles sont superbes

  3. Mimi dit :

    Merveilleuses madeleines, je tente de ressentir le sentiment délicieux éprouvé par M Proust avec mon pauvre choco bn, n’ayant pas de moule à madeleines,
    juste le plaisir des yeux me suffira, elles donnent envie de douceur tes madeleines, merci pour ce moment de « bonheur », amitiés, M

  4. Marjolaine dit :

    Lorsque je veux être sure de faire plaisir à tous les gourmands, je fais des madeleines. Mais le problème c’est de réussir à s’arrêter d’en manger.

  5. fred dit :

    de jolies madeleines à bosses ! te voilà à nouveau en inspiration après cette trève estivale, heureuse de te revoir à pied d’oeuvre et en littérature;
    bravo ! fred

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.